mercredi 21 septembre 2011

Juste pour la faire culpabiliser :D

Parce que c'est officiel : Cléo a oublié mon anniversaire.


(et Clem était à deux doigts de zapper... si je ne lui avais pas filer un coup de pouce ;D)

jeudi 1 septembre 2011

Les aventures de Margaux chez le véto

Ça fait bien deux jours qu'on a remarqué que Miette avait une blessure sur le ventre. Comment ? Et bien, j'ai essayé de l'étirer, comme je dis, c'est-à-dire la prendre juste en dessous des pattes avant et la tenir en hauteur, pendant qu'elle s'étire les pattes arrière. Sauf qu'en voulant faire ça, elle a couiné. Ce qui est assez inhabituel. Ce chat ne couine jamais. Enfin, à part pour manger et sortir. Pas quand on lui fait des câlins. J'ai réessayé trois fois, elle a couiné à chaque fois. Intriguée, j'ai farfouillé dans ses poils à la recherche d'une blessure et j'ai senti une boursoufflure sous mes doigts. J'ai alors chopé l'animal et l'ai conduit à ma mère.

" Ounette, regarde... Je crois que Miette est blessée "

Et, je ne sais pas par quel miracle m'a mère a réussi à faire ça, mais quand même, elle m'a rendue coupable de la blessure.

" Mais fallait pas la laisser sortir !! Je vous avais bien dit qu'il fallait pas qu'elle sorte la nuit ! Mais ici personne ne fait attention à elle à part moi !! M'étonne qu'elle soit blessée
et nianiania "

Bref. Sur le petit ventre dodu et duveteux du chat le plus mignon du monde, il y avait une grosse croûte pas belle du tout, signe d'une blessure encore moins belle. Mais bon, qui dit croûte dit cicatrisation. On l'a laissé dormir pendant un jour sans s'inquiéter. La coquine nous a bien caché qu'elle avait un truc aussi dégueu sur le bide : mademoiselle gambadait joyeusement le lendemain. On l'a même laissé aller dehors.
Puis hier soir, je me suis dit qu'il fallait quand même vraiment regarder la plaie. À vue d'oeil, c'était quand même énorme (n'oublions pas qu'on parle d'un ventre de chat... c'est pas si grand ces bestioles là). J'ai pris mon courage à deux mains et j'ai de nouveau cherché la blessure dans ses poils. Ben c'tait sacrément moche. Et mon père, qui n'est pas comme moi, c'est-à-dire que c'est pas une chochotte, a lui-même ajouté que "c'est pas beau quand même" en regardant la chose.

Voilà comment on s'est retrouvées, Manon et moi, ce matin, debout à 8h, pour emmener le chat à la clinique vétérinaire. J'ai appelé vers 8h45, on a eu un rendez-vous pour 9h15 en urgences. Au moment de partir, impossible de faire rentrer le chat dans sa cage (elle se débat bien la bougresse), mais on avait un peu peur de lui coller son harnais sur le dos (question de frottement avec la blessure... pas top). Cette p*te s'est planquée derrière une armoire, et après avoir parlementer avec l'animal, on a fini par bouger l'armoire et l'attraper par le scalp. Et lui mettre son harnais (seule option disponible).

J'ai enrubanné Miette dans une couverture polaire et on est parties d'un pas décidé vers la Twingo, Manon devant, moi en chaussons. Oui, en chaussons. Vous savez, le matin, quand on est pas réveillé... Enfin Dieu merci, ils sont noirs. C'est passé incognito. On était à la gare, le chat miaulant tout son désespoir sur mes genoux, atteignant presque notre but quand une mamie surgie de nulle part nous barre la route avec son caddie à provision et sa lenteur de femme âgée. Et ne nous entend pas. J'ai hésité à la klaxonner, mais Manon a trop de respecter pour les vieux, elle a juste laissé la dame finir sa route avant d'accélérer un bon coup. Je tiens à noter que, quand même, le mec qui passait sur le trottoir pendant que mamie prenait son temps, ben il s'est bien foutu de notre gueule. Enfoiré ! (enfin je comprends... à sa place, j'me serais marrée aussi). Miracle comme pas deux, une place est libre en face de la clinique vétérinaire. Mais Manon décide de se garer en avant... sur une place en créneaux. Comment dire. Ça peut pas marcher ? On s'est fait klaxonner par un camion qui pouvait passer, mais bon, les conducteurs de camion sont toujours un peu cons en ville, on lui en a pas tenu rigueur...

La véto nous a pris presque immédiatement. J'vais vous épargner les détails, parce que quand elle a tondu Miette et découvert le trou qu'elle avait dans le ventre, j'ai bien cru que j'allais tourner de l'oeil. Je sais pas comment Manon a fait pour continuer de tenir les pattes du chat, moi j'aurais lâché. Enfin bref, le verdict de la vétérinaire tombe : sutures pour le chat ! On est donc ressorties, sans Miette, laissée derrière nous pour être soignée. Je sens qu'elle va encore plus haïr le vétérinaire qu'auparavant...

(en exclusivité, une photo du chat le plus mignon du monde !!)